Elementary my dear Watson

Holmes et Watson en série



Un personnage dans le bon timing


Après les films de Guy Ritchie sortis il y a deux et cinq ans (Shelock Holmes en 2009 et Sherlock Holmes : Jeu d'ombres en 2011), ces chers américains nous présentent un Sherlock Holmes des temps modernes, avec quelques tendances rappelant nos héros de séries préférés : la fâcheuse obsession de résoudre des mystères morbides du Dr Bones, l'entêtement du Dr House et ses tendances addictives, une relation de proximité avec la police (il est consultant pour le capitaine Gregson) et doté d'un compagnon qui le suit dans ses enquêtes au quotidien. Pour mettre un peu de piment à cette recette de base, ce camarade n'est autre qu'une femme ultra-sexy qui détruit image du bon vieux Watson que l'on a depuis le début du XXe siècle grâce aux fictions de l'écossais Sir Arthur Conan Doyle et de ses adaptations diverses.

Une ouverture sur l'Océan à double sens


La première saison promet un bel avenir pour cette série qui a traversé l'Atlantique depuis la fin de l'année 2013 pour s'immiscer dans les écrans français. Elle nous présente des affaires diverses, alliant des faits actuels à la technologie et aux tendances du milieu criminel, le tout se déroulant en suivant, de façon évidente mais non moins fascinante, la logique légendaire de ce personnage.
La série se déroule en Amérique et cela surprend, dans un premier temps, mais la magie opère malgré tout...

Jonathan Lee Miller, véritable britannique, rend vie au personnage emblématique de Sherlock Holmes en lui donnant ce côté rebelle et "un peu tracassé" qu'on lui connait dans toutes ses versions, mais en y ajoutant une touche de style "à l'anglaise" version 2.0 (tatouages à l'appui) qui intrigue dès les premiers instants, et qui fonctionne. Accompagné de la sublime Lucy Liu, il se réinsère comme il le peut dans la société. L'histoire de ces personnages forts en caractère et en anecdotes passées que l'on a hâte de découvrir commence sous un beau jour.

Oui, mais Robert et Jude, quand même !


Difficile, hélas, de passer derrière les longs métrages dans lesquels le duo Robert Downey Jr et Jude Law fonctionne si bien ! Films qui allient l'hilarant au mystérieux, le théâtral au langage et humour décalés, l'action à la réflexion, dans une intrigue plongée dans le Londres du début du XXe siècle...

Vous me direz qu'il ne faut pas être puriste et accepter les nouvelles adaptations et je répondrai : "tout à fait !" il suffit de s'y habituer et de savourer ces trames drôlement bien ficelées. 
Une série qui nous offre des moments de détente et permet de suivre des affaires sympathiques sans devenir complètement hanté par ce qui se passera ensuite (eh non, ce ne sont pas les Feux de l'Amour, mesdames), un épisode se suffisant à lui-même. En cela, le créateur de la série diffusée sur CBS depuis 2012, Robert Doherty, respecte le côté anecdotique des premières nouvelles. Levons donc notre "tasse de thé de 17h pétantes" pour ce nouveau projet innovant qui est agréable à visionner après une journée de travail.


A.W.

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