La septième vague : suite et fin d'une histoire croustillante
Il y a un mois, Ady Web vous parlait du premier volet de la correspondance épistolaire d'Emma Rothner et Leo Leike, imaginée par Daniel Glattauer : Quand souffle le vent du Nord. Pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, l'auteur viennois a écrit une suite à cette histoire laissée en suspens.
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| La Septième Vague, de Daniel Glattauer, couverture de la version en Livre de Poche |
"Bonjour". Le roman commence comme cela. Simplement, mais sûrement, témoignant d'un nouveau départ. Et c'est exactement ce qui se déroule dans La Septième Vague. Emma et Leo recommencent. Sans oublier leur passé commun, ils entament une nouvelle ère dans leur relation, tout aussi passionnante et haletante que dans les débuts, mais différente.
En effet, si l'on retrouve le côté croustillant du premier opus dès les premières pages de la fiction, il lève le voile sur le mystère d'une relation, dont le lecteur ne voit pas le dénouement. Sur le même modèle, il ne délivre que tard dans le récit la raison du titre, ce qui est, une fois de plus, une belle preuve que l'auteur "sait ce qu'il fait".
Le lecteur, qui connait déjà les deux personnages principaux et leur entourage, les reconnait et découvre d'autres, qui donnent un nouveau souffle à la correspondance, et permet de ne pas se lasser de ces échanges. Si le rythme est maintenu grâce à un talent indéniable du romancier à faire durer le plaisir, il est toutefois un peu plus lent que pour le premier. Mais, pas de panique, cela n'enlève en rien le charme de cette histoire amicale, parfois à accès passionnels voire amoureux, de la relation qu'il met en scène.
Car les personnages sont tellement réels que le lecteur ne peut que s'identifier à leurs caractères, férus de qualités et de défauts, conduits par des impulsions, parfois prévisibles, et parfois complètement inattendues. Surprenant, ce roman termine comme il se doit un échange de mots à la manière des plus grands auteurs du XVIIIe, mais ancré dans son époque. Car si la Clarissa de Richardson, l'Héloïse de Rousseau et autres héros du genre tiennent en haleine le lecteur contemporain, il est vite découragé par cet amour courtois, qui ne se retrouve pas ici.
Adaptée aux nouvelles technologies (certes, cette correspondance se déroule par mails et subit les caprices des nouvelles technologies), cette relation l'est aussi à son époque, dont la littérature ne souffre plus de grandes descriptions de concepts futiles et d'éthique, qui ont bien évolué. Ce livre est donc très digeste, et obligatoire pour ceux qui en ont dévoré la première partie.
Un conseil, donc : courrez chercher ce petit bijou, qui saura certainement assurer la relève du genre épistolaire, le rajeunissant tout en respectant ses traditionnels meilleurs aspects.
A.W.
> La Septième Vague, de Daniel Glattauer, disponible en Livre de Poche, dans les points de ventes habituels.

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