Les Petits Mouchoirs : croisement d'amitiés et secrets inavoués

Comédie dramatique mais pas larmoyante, Les Petits Mouchoirs est un film à ajouter à notre panel de références cinématographiques françaises. Une véritable ode visuelle aux talents de l'héxagone !

Affiche officielle : Les Petits Mouchoirs,
 de Guillaume Canet, 2010.
Les Petits Mouchoirs, c'est un film qui réunit un casting de luxe du cinéma français, avec, entre autres, François Cluzet, Marion Cotillard et Benoît Magimel. Réalisé par notre fierté nationale Guillaume Canet, cela fait déjà cinq ans qu'il est sorti dans les salles, mais il n'a malgré cela pas pris une ride.

Car ce n'est pas ce casting de rêve qui révèle un Benoît Magimel surprenant et un Gilles Lellouche incroyablement sexy et touchant, au milieu d'autres personnages aux caractères très différents qui font de cette comédie dramatique un chef-d'oeuvre, mais bien la part consacrée à chacun de ces personnages. Personnages qui, et c'est ce qui fait la force de l'oeuvre visuelle, forment une bande d'amis dans laquelle chacun a son rôle et son importance dans la fiction. 

Suite à l'accident de Ludo, joué par un Jean Dujardin méconnaissable, la bande d'amis, composée de deux couples mariés avec enfants et de deux célibataires endurcis, quittés et rejoints par d'autres personnes au fil de la fiction, décident malgré tout de partir en vacances, comme chaque année dans une maison que loue Max, interprété par François Cluzet, dans le sud ouest de la France. Derrière la bonne entente et les soirées d'anthologie passées autour d'apéritifs et de repas estivaux, les tensions se multiplient. Car l'événement qui a conduit Ludo à l'hôpital va entraîner une série de révélations, qui va mettre les relations entre les membres du groupe à l'épreuve. 

Entre incertitudes, incompréhensions et mal-être, qui se cachent derrière de grands sourires et l'évocation de souvenirs, la bande va devoir affronter ses leurres et retirer les pansements soigneusement déposés sur leurs sentiments au fil des années.

Guillaume Canet, dans un film authentique et emprunt d'instants touchants, délivre une oeuvre criante de réalisme, qui pose le spectateur face à ses propres démons. Se reconnaissant ou identifiant son propre entourage et ses relations à des personnages parfois maladroits et victimes du débordement de leurs sentiments, il parle à tous et semble réalisé pour tous. 

Une note de douceur pleine de virulentes émotions qui feront décrocher une larme aux cœurs de pierre, sans aucun doute. Vous l'aurez donc compris, sortez vos mouchoirs, pour un film intense qui mérite que l'on arrête ses activités quotidiennes pour le regarder et pouvoir en parler, pourquoi pas, lors d'un repas entre amis...


A.W.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Cadavre Exquis, de Pénélope Bagieu

"Demain, j'arrête", de Gilles Legardinier, par un homme et pour les femmes...

Gone Girl : un thriller à couper le souffle